Avec le film Le Pari d’Esther, Camille et son équipe documentent le changement écologique qui s’opère dans les Alpes vaudoises, questionnent les défis majeurs de l’agriculture et du tourisme face au réchauffement climatique.

Tout en dressant le portrait d’une femme étonnante, portée par une conviction profonde: il faut reconnecter l’humain à la nature. 

L’histoire du projet

En 2019, Camille Andres, journaliste indépendante, publie chez Heidi.News une exploration L’Etivaz, Le Génie fromager. Elle y analyse la mue du Pays-d’Enhaut au cours des années 1980 à 2000 avec l’obtention de la première AOP de Suisse. Esther, l’un des personnages de son récit, lui parle de son projet innovant de ferme durable et holistique, qui réunit animaux et touristes dans un même bâtiment. L’objectif est à la fois d’éduquer à la nature, de repenser la production agricole de manière écologique, d’imaginer un tourisme innovant. Camille décide de consacrer un documentaire pour comprendre qui est Esther, ce qui la motive, et ce en quoi son projet pourrait faire bouger les lignes dans de nombreux domaines.

Pourquoi réaliser ce film?

I — Nous avons besoin de documenter le changement

Faire le portrait d’Esther au moment du couper de ruban de sa ferme unique en Suisse serait, à mon sens, une erreur. C’est avant, dans les coulisses, lorsque tous les choix sont encore ouverts, que des oppositions s’expriment et qu’un compromis est trouvé, que se joue l’essentiel.

II — Nous avons besoin de «rôles-modèles» féminins

On peut ne pas partager ses convictions, on ne peut qu’être impressionné  par la détermination et l’ambition d’Esther Mottier. Sans être spécialisée en management, elle mène de front la gestion d’une ferme, de deux magasins bio, d’un cabinet de thérapies naturelles, d’une petite famille et le développement d’un projet de ferme holistique. Pour Esther, tout se règle par la discussion, l’échange. Il lui arrive aussi d’être épuisée, d’avoir des nuits blanches, de faire des erreurs. Il est important, pour des porteurs de projets quels qu’ils soient, mais notamment des jeunes filles dans le domaine agricole ou entrepreneurial en général, de pouvoir s’identifier à une femme, ou au moins entendre sa voix.

III — Nous avons besoin de comprendre le point de vue des femmes

On le sait, les femmes sont moins bien payées et considérées dans le milieu rural, comme dans beaucoup d’autres. Partout dans le monde, ce sont les premières touchées par le changement climatique, la pauvreté, les violences et les inégalités. Dans le Pays-d’Enhaut, autour d’Esther et de sa famille, s’est constituée une communauté d’un certain nombre de femmes ayant développé une entraide et une sororité particulières.

J’aimerais comprendre et mettre en lumière les obstacles spécifiques qu’Esther rencontre en raison de son genre: comment ses interlocuteurs s’adressent à elle, quelles stratégies particulières elle doit adopter pour surmonter les oppositions. Car oui, en 2020, être une femme porteuse de projet, en particulier dans l’agriculture, n’est pas évident.

IV — Nous avons besoin de changer d’imaginaire

Tout le monde s’accord à dire que notre société, doit “changer de modèle”, “ne pas retourner à l’anormal », « évoluer vers la durabilité ». Mais comment faire ? La première étape c’est d’oser penser autrement. Et pour cela, il faut un peu d’utopie et beaucoup d’audace, comme le suggère Rob Hopkins Et si on libérait notre imagination pour créer le monde que nous voulons?

Le projet de la famille Mottier n’apporte pas des solutions toutes faites. Mais parce qu’il est ambitieux et multidimensionnel il est un excellent support de réflexion à la transition locale. Notre film veut servir de support à des débats que nous devons mener aujourd’hui: voulons-nous nous nourrir de manière plus locale? Est-il possible de changer de modèle agricole? De nous rapprocher de la nature au quotidien ? Si oui, à quel prix et avec quelles conséquences? Sommes-nous prêts à nous remettre en question, si oui jusqu’où? Avant de s’impliquer, il faut comprendre les enjeux, pour pouvoir en débattre collectivement.

V — Nous avons besoin de nous approprier le changement

Les scientifiques le reconnaissent à demi-mot: les conséquences du changement climatique, parce qu’elles paraissent si effroyables, peuvent paralyser. C’est une des thèses de Robert Gifford, professeur de psychologie à l’Université de Victoria en Colombie-Britannique: si on imagine le changement climatique comme une catastrophe annoncée, quel intérêt d’agir? Par contre, si ces bouleversements sont présentés – et ressentis – comme des phénomènes offrant aussi des opportunités, ils peuvent inciter chacun à agir.

Résumé du film

Château-d’Oex, une femme, Esther Mottier, élabore une ferme pour le futur. Pour cette agricultrice et entrepreneure déterminée, santé, alimentation, modes de vie et environnement sont intrinsèquement liés et notre rapport à ces questions doit être repensé.

Son projet de bâtiment incarne sa vision d’un monde plus inclusif, plus respectueux de la nature et des besoins profonds de chacun. Dans une époque où se succèdent des crises environnementales toujours plus globales, le rôle des paysans devient stratégique.

Autour d’Esther et de son mari Nicolas, une communauté de convaincus s’est réunie pour construire ce modèle agricole innovant et résilient, associant vente directe, tourisme haut de gamme et local, thérapies naturelles et scolarisation à la ferme.

Centre de leur projet: la création d’une ferme holistique au centre du village et un nouveau souffle pour le Pays-d’Enhaut. Mais pour y parvenir, les obstacles sont nombreux. 

Le financement 

Après une campagne de crowdfunding qui a permis de récolter un peu plus de 30’000 francs, nous nous sommes tournés vers des mécènes, des fondations et des partenaires.

Plusieurs entreprises romandes nous ont apporté leur soutien, de même que des fondations actives dans les domaines du développement durable et du féminisme.

A fin novembre 2020, nous avons réuni un peu plus de 96’000 francs, sur un budget global de 161’599 francs. Initialement calculé à près de 200’000 francs, le budget a pu être ramené à 161’599 francs grâce aux efforts consentis par les membres de l’équipe du film.

Le budget du film

pré-production

Tournage

montage et port-prod.

assurance et divers

taxes

Pour nous aider 

Tout soutien, même modeste, nous aidera à donner vie à ce documentaire (qui n’a pas de but lucratif). Pour nous aider, vous pouvez effectuer un don sur notre compte bancaire, afin de nous aider à finaliser ce projet.

IBAN: CH33 8080 8003 4990 5121 6

RAIFFEISEN Schweiz

Raiffeisenplatz       9001 — St Gallen 

BIC: RAIFCH22XXX

Compte postal de la banque: 18-226-3

Qui sommes-nous? 

Afin de porter le projet de documentaire, une association baptisée « Association Documentaire Le Pari d’Esther » a été créée à l’été 2020. C’est elle qui récolte les fonds nécessaires pour les différentes étapes du projet.

L’équipe du film 

CAMILLE ANDRES

Journaliste indépendante en Suisse depuis 2014, Camille Andres, 35 ans, a notamment réalisé l’Exploration L’Etivaz, le Génie fromager (12 grands reportages) pour Heidi.news. C’est au cours de ces reportages en immersion qu’elle rencontre Esther et Nicolas Mottier. Formée en presse écrite, radio et vidéo, Camille réalise aussi ses propres sujets vidéo, notamment pour le magazine Réformés. Diplômée en islamologie, elle a longtemps travaillé sur les questions religieuses, l’islam, le féminisme, et reste attirée, en général, par les questions de sens. En 2017, elle développe notamment le site femmesleaders.ch avec Bilan (désormais intégré à Bilan.ch), qui avait vocation à faire connaître et débattre des enjeux liés à l’égalité dans le monde émerger des paroles de femmes de différents milieux socio-professionnels, différentes origines et différentes générations. De ses débuts en presse locale, Camillle Andres garde un goût résolu pour le terrain, les formats longs et le travail d’équipe.

NICOLAS MESPLE — Chef opérateur sur « LE PARI D’ESTHER »

en 1970 à Londres, Nicolas a poursuivi sa scolarité à Lausanne. Dès l’âge de 19 ans, passionné par le théâtre et le cinéma, il fait une école de cinéma (studio Jack Garfein) et entame son parcours dans le spectacle (Comédie française et divers courts-métrages à Paris). Il se spécialise dans la télévision et le cinéma et approfondit ses compétences de caméraman et réalisateur en collaborant à différentes productions genevoises et lausannoises. En 2003, il crée son premier festival, le Verbier Outdoor Film Festival, puis en 2005 le TIME FILM FESTIVAL, compétition internationale de court-métrage entre 2006 et 2010 sur l’esplanade du Flon à Lausanne. Dans ces mêmes années, il décide de créer sa société de production qui l’occupe aujourd’hui comme réalisateur et chef opérateur. Nicolas enseigne également dans l’école d’art et communication du canton de Vaud, l’Eracom. 

PATRICE FREYMOND — responsable post-production  

Issu du domaine de la photo et de la technique, Patrice Freymond a été formé en postproduction au sein de la RTS en 1980. Il exerce son métier entre Milan, Paris et Londres durant près d’une trentaine d’années, touchant à une grande diversité de contenus et de formats, de l’actualité à la publicité, du documentaire aux films d’entreprises. Parmi les formats qu’il affectionne : le documentaire et les contenus ayant trait à la musique (montage d’opéras, concerts classiques, giga concerts). Il a l’habitude aussi de travailler sur de gros événements internationaux (Jeux Olympiques, Tour de France, Championnats du monde de divers sports). Le travail de Patrice Freymond a été récompensé par trois Emmy Awards et reconnu à travers deux nominations aux Prime Time Emmy Awards (pour CBS et NBC). Il est aujourd’hui l’un des rares formateurs Apple en Suisse. Installé depuis 2004 à Genève, il collabore régulièrement avec la RTS depuis une vingtaine d’années.

Le planning

Z

avril – juillet 2020

Scénario et pré-production 

V

été – hiver 2021

Financement du film

V

septembre 2020 – mai 2021

Tournage

V

Mai – Juillet 2021

Montage du film 

V

Juillet – août 2021

Post-production, son et étalonnage du film 

V

À partir d'automne 2021

Diffusion: festivals, projections publiques et privées, diffusions tv, etc. 

Le tournage « Le Pari d’Esther »

Nos partenaires

Pour que le film puisse voir le jour, nous pouvons compter sur nos partenaires: La Fondation du Domaine de Villette et la Fondation Emilie Gourd, qui nous soutiennent généreusement et nous accompagnent de leurs conseils et de leur caution, mais aussi notre partenaire média Heidi.News, et notre partenaire logistique Votre Cercle de Vie.

Nous avons aussi la chance de compter sur des sponsors qui nous appuient: MagicTomato, plateforme de livraison de produits alimentaires locaux, et HydroAlsace, spécialiste des énergies renouvelables. 

 

Contactez-nous

ADRESSE  

Association Documentaire « Le Pari d’Esther »

Avenue de Belmont 7 

CH – 1820 Montreux 

Téléphone   

+ 41 / 79 9554664

EMAIL 

info@leparidesther.ch

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